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Faune sous-marine et terrestre de Raroia

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L’anémone et le poisson clown

La symbiose qui existe entre l’anémone et le poisson clown est subtile.
En effet, le poisson clown est insensible aux tentacules urticantes de l’anémone grâce à un liquide visqueux secrété par sa peau. Ainsi il se sert de l’anémone comme d’un refuge face aux dangers. En retour il abandonne volontiers les restes de ses repas à sa protectrice.
Par contre si pour une raison ou pour une autre, il perd son liquide visqueux, il sera tout de suite dévoré comme n’importe quel autre poisson. A la dernière image on peut voir comment une anémone se referme sur elle-même pour retenir prisonnière et manger sa proie.

Le Fafarua (raie Manta)

La Raie Manta est la plus spectaculaire et la plus grande des raies.
Dépourvue de dard, elle est totalement inoffensive pour l’homme. Elle se nourrit de plancton parfois même de tout petits poissons.
Malgré sa grande envergure, elle se déplace avec une majesté et une grâce incomparable comme si elle volait.
C’est la plus proche cousine des requins pour qui cependant elle a une grande méfiance, puisqu’elle fait partie du régime alimentaire des gros requins comme le requin tigré ou le requin citron.

Le kaveu, le crabe des cocotiers

Le kaveu ou crabe des cocotiers est un animal en voie de disparition du fait de sa chaire très prisée.
On l’appelle ainsi car c’est le seul crabe capable d’ouvrir une noix de coco à l’aide de ses redoutables pinces. C’est un animal qui aime la fraîcheur des sous-bois et, qui aime se déplacer la nuit. Craignant la chaleur, il s’abrite la plupart du temps dans un terrier sous une grosse pierre ou dans un vieux tronc.

Le kito (mérou marbré)

Les mérous marbrés venant des quatre coins de l'atoll se rassemblent tous au même endroit à l'époque de la reproduction pour frayer. Ce rassemblement en tenue de camouflage va durer un mois, après quoi chacun s'en va de son côté.


Le moko (tortue à écailles)

Approcher une tortue à l'état sauvage devient de plus en plus exceptionnel, car l'homme la chasse à outrance, soit pour sa viande, soit pour ses écailles. De nombreuses plongées ont été nécessaires pour que cette tortue s'habitue à Kiriotahaki et Mako et qu'elle se laisse caresser sans être effrayée.

Le raira : requin gris du récif

Le raira, le requin gris de récif est le plus commun des requins côtiers évoluant entre 0 et 100 mètres de profondeur. Sûr de lui et curieux, il n’hésite pas à s’approcher des plongeurs. En règle générale, il ne représente un danger pour l’homme que lors des parties de chasse sous-marine. Avec un stimuli alimentaire tel qu’un poisson blessé sur une flèche, le raira peut devenir extrêmement dangereux et aller jusqu’à mordre l’homme en essayant d’attraper les poissons fléchés. Dans les atolls non habités, les raira peuvent devenir encore plus agressifs car ils peuvent attaquer pour satisfaire leur instinct de combat. Cette attaque est souvent précédée d’une nage d’exhibition d’attaque. A Raroia, il nous est arrivé à plusieurs reprises que les raira s’attaquent à notre kayak, mordant aussi bien notre rame que l’embarcation.

Le rohoi (requin dormeur)

Le requin dormeur doit son nom, au fait que très souvent on le voit immobile, allongé sur le corail comme s'il était en train de dormir. Ce requin a pour particularité de ne pas être obligé de nager pour s'oxygéner. Pour se nourrir, il s'active la nuit et dévore oursins, pieuvres, crabes et parfois des poissons.

Le Torire : l’aileron blanc du lagon

Requin quasi sédentaire, il est considéré comme peu dangereux. Il est plus actif la nuit que le jour durant lequel il aime à se reposer. Et comme il est capable de respirer en l’absence de courants ou de mouvements vers l’avant, on le voit souvent au repos sur le sable ou le corail, ou même dans l’anfractuosité d’une grotte.
Quant un poisson blessé se réfugie dans un trou, c’est en groupe désordonné qu’ils essayent de s’en emparer. Ils peuvent réitérer plusieurs fois la tentative et se mettre à faire le mort dans le trou pour récupérer la proie.


La tortue verte

Un matin, Kiri nage dans le lagon afin de faire travailler sa cheville après une entorse (la vie sur un atoll n'est pas sans danger), elle sent derrière elle une masse sombre. Elle se retourne et un peu surprise, découvre cette tortue verte qu'un de leurs amis paumutu a sauvé puis élevé. Kiri et Mako l'avait déjà croisé lors de leur promenade en kayak . Une autre fois, en plongée au large, il l'avait rencontrée à proximité d'une faille et avaient été surpris qu'elle ne prenne pas la fuite devant eux, et bien au contraire vienne au contact. C'est encore le cas ce matin là. Kiri s'en inquiète un peu d'ailleurs. Car même si il est interdit de pêcher et consommer la tortue verte, celle-ci reste une proie facile pour d'éventuels braconneurs.
Leur ami a d'ailleurs fixé sur la carapace de la tortue une plaque en aluminium qui la rend identifiable par les pêcheurs de Raroia. La première tortue avec une carte d'identité...

Un jardin de poissons

Après plusieurs mois d’eau trouble qui nous a empêché de filmer, nous avons repris la caméra pour réaliser quelques séquences avec nos compagnons poissons en grand rassemblement : les tahea (perche pagaie), les mero mero (lutjan rouge), les ruhi (carangues noires), et les carangues « maquereau » se nourrissant de hina (alevins).

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Faune sous-marine et terrestre de Raroia

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