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Quelques vidéos sur l'avifaune polynésienne

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Plus de 3200 visiteurs ont participé au Premier Festival ornithologique de Polynésie qui était organisé à Papeete par la SOP Manu, TFTN, l'ICA et le CRDP. Des conférences, des animations, des projections étaient proposées aux scolaires et au public dans la journée et le début de soirée du 15 au 18 septembre dernier. L'ICA vous propose quelques vidéos en ligne...

Kiri & Mako - Les oiseaux de Raroia

Mako et Kiriotahaki vivent à Raroia depuis de nombreuses années sur un îlôt près de la passe. Raroia est un atoll, une île basse isolée dans l'archipel des Tuamotu. Aimant plus que tout la nature sauvage et primitive, ils ont décidé de tout abandonner, et de vivre en harmonie avec celle-ci. Ils se nourrissent exclusivement du fruit de leur pêche quotidienne, et ne cuisinent qu'au feu de bois.
Passionnés d'apnée, ils se sont d'abord mis à la photo sous-marine. Mais devant tant de beauté et de rencontres insolites, ils se consacrent dorénavant entièrement à la vidéo. Sur terre et dans le ciel, la faune sauvage les étonne chaque jour. Depuis 15 ans, Mako chante avec les oiseaux, ce qui lui permet de s'en approcher sans les effrayer et de les filmer au plus près.

Le fou masqué

Ce jour-là nous avons vécu une rencontre extraordinaire. Un fou masqué, uakao, s’est arrêté sur le motu alors que nous revenions de plongée. Nous avons essayé de l’approcher pour faire quelques images. Puis une vraie relation de confiance s’est instaurée entre nous. Après s’être laissé caresser, il est lui-même venu nous toucher ! C’est une relation extrêmement privilégiée car déjà caresser un oiseau sauvage adulte est rarissime mais encore plus lorsqu’il s’agit d’un fou masqué, la variété de fou la plus rare en Polynésie. Pour nous deux, cette rencontre reste à jamais graver dans nos têtes comme l’une des plus belles rencontres qu’un homme puisse avoir avec un oiseau.

Site de la SOP Manu - oiseaux marins

Les juvéniles I

Le kirarahu est le seul oiseau de Polynésie à être entièrement blanc. Cette espèce pélagique peut être observée à terre surtout pendant la saison des amours et de la reproduction. La sterne blanche ne construit pas de nid et pond son unique œuf dans le creux d'une branche.

Comme les kikiriri, les kirarahu se trouvent pris au piège des graines de gate. Cette fois-ci nous avons réussi à en sauver un. Après que Mako lui ait enlevé toutes ces graines, qu’on lui ait donné un bon repas, qu’il se soit toiletté pendant des heures et reposé toute une nuit, notre ami est reparti vivre sa vie.

Le Tavake ou paille en queue à brins rouges pond à même le sol, souvent sous l’ombrage d’un arbuste. C’est un oiseau assez rare aux Tuamotu, autrefois il était très prisé car sa plume rouge à la queue servait pour les parures des chefs.
En plein vol, on le reconnaît facilement à son cri strident très caractéristique. Malgré sa grande envergure, on peut le voir se poser en pleine mer pour se reposer.

Les Tavake peuvent s'éloigner jusqu’à 300 kilomètres des côtes pour trouver leur nourriture et même s’ils plongent moins profond et moins longtemps que les fous, ils sont de très bons pêcheurs plongeurs. Leur nidification connaît un pic en juillet et août.
Les phaëtons ou paille en queue peuvent nicher soit en couple solitaire soit en colonie plus ou moins dispersée. Ils ne font pas de nid à proprement parlé, l’unique œuf est posé à même le sol sous un arbuste le plus souvent.
A tour de rôle les deux parents couvent l’œuf pendant 42 à 90 jours.

Les juvéniles II

Le Oio ou nodi brun est un oiseau de mer qui de par son envergure (70 cm environ) niche en bord de mer. Son nid avec sa belle architecture ressemble à celui du fou en plus petit, car il utilise en milieu sauvage dans les atolls, les mêmes espèces d’arbustes : le uru et le miki miki.
L'oisillon Oio naît déjà avec un duvet bien épais et a déjà des pattes robustes et palmées.

Le jeune phaëton sera élevé par ses parents pendant deux mois environ, puis il prendra son envol. A la différence des adultes, on le reconnaît à son plumage blanc strié de noir, de plus il n’a pas encore les longues rectrices rouges. Leur bec est d’abord noir puis jaune et ce n’est qu’à l’âge adulte qu’il deviendra rouge.
Comme vous le verrez dans la vidéo les adultes et les juvéniles n’hésitent pas à se montrer pugnace envers les intrus, n’hésitant pas à se jeter sur la caméra en criant.

Les Kaveka ou sternes fuligineuses sont les oiseaux les plus pélagiques des oiseaux de mer polynésiens. Ils peuvent aller jusqu’à 300 kilomètres des côtes pour chercher leur nourriture, lors des périodes de reproduction. C’est une espèce grégaire et très bavarde.
A la différence des fous et des phaétons ils ne plongent pas pour chasser leurs proies mais profitent des bancs de thonidés qui affolent leurs proies que sont les céphalopodes, petits poissons et même zooplancton. Celles-ci sont saisies près de la surface lors des vols au ras des flots. Leur colonie peuvent aller jusqu’à plusieurs milliers malheureusement, ici le ramassage des œufs est fréquent en période de reproduction ce qui semble avoir divisé la colonie.
Il faudra attendre 30 jours après la ponte pour voir éclore l’œuf qui est unique et posé à même le sol. Ce qui nous demande une vigilance de chaque instant pour ne pas en écraser, la couleur de l’œuf étant identique à celle du sol. A la différence du plumage de l’adulte noir au dessus et blanc en dessous, le juvénile a un dessus brun-noir tacheté de blanc et un dessous grisâtre. De plus, il ne possède ni le masque noir de l’adulte ni ses deux rectrices externes. Quant à l’oisillon lui a un duvet allant plus vers le brun moucheté de beige et de noir et déjà de grandes pattes et griffes.

Le meho est un oiseau que l'on voit très rarement à Raroia. Il est difficile a observer du fait de sa petite taille et de sa méfiance. Les anciens du village n'en connaissaient l'existence qu'à travers une très vieille légende où son chant annonçait la floraison du pandanus à une princesse. Cet étrange oiseau se nourrit essentiellement d'insectes et préfère se déplacer sur ses pattes que de se servir de ses ailes.

L’observation du meho reste toujours quelque chose de très rare tant l’oiseau est discret et craintif. Ainsi ce fut encore plus extraordinaire de pouvoir observer un couple de meho avec leurs bébés âgés de 2 jours environ. Les parents avaient laissé les deux poussins sous un tronc pendant qu’ils étaient partis chercher le repas de la tribu. C’est la deuxième fois en 18 ans de Polynésie que Mako a pu les observer. Cela reste donc un moment rare et privilégié, surtout que d’habitude la marouette fuligineuse consomme essentiellement des insectes et de petits mollusques glanés au sol. On la voit cette fois-ci, picorer le poisson qu’un oisillon kirarahu a fait tomber. Hélas, depuis nous avons malheureusement constaté qu’un seul petit avait survécu.

Vini Connection

Les "vini" sont de petits oiseaux non endémiques que l'on trouve dans les jardins polynésiens. "Vini connection" est une petite fantaisie vidéo autour du sage Diamant à 5 couleurs et des trublions Capucins donacoles.

Les diamants à cinq couleurs vivent en couples, en petites troupes ou en groupes familiaux Diamant à cinq couleurs notamment pendant la saison de reproduction. Cependant, pendant l'hiver, ils se rassemblent en larges bandes pouvant compter jusqu'à 300 individus. Pour la recherche de nourriture ils se regroupent aussi avec d'autres espèces comme les capucins donacoles. Ces oiseaux restent le plupart du temps à l'abri du couvert mais il leur arrive également de s'alimenter dans les paysages ouverts dans les régions où les prédateurs sont moins nombreux.
http://www.oiseaux.net/oiseaux/diamant.a.cinq.couleurs.html

Les capucins donacoles sont de oiseaux végétariens qui se nourissent principalement de graines. Ils ont un goût particulier pour les graines d'orge, ce qui leur vaut leur surnom anglais de 'barley bird' (oiseau à orge). Toutefois, la plupart du temps, ils se montrent moins sélectifs et se nourrissent de plantes locales telles que les paspales ou le millet à chandelle pourpre. Les capucins se nourrissent en groupe, pouvant parfois atteindre plusieurs centaines d'individus. Leur technique habituelle consiste à se cramponner aux tiges et à se placer juste en-dessous de l'épi pour en soutirer les graines. Il faut noter l'agilité avec laquelle ils déplacent sur les tiges et la manière experte qu'ils ont d'extraire les graines de leur enveloppe. Les capucins donacoles errent souvent dans les champs récemment fauchés, sans doute à la recherche d'insectes. En Australie, au début de la saison de reproduction et vraisemblablement pendant les autres saisons, ils consomment également des termites volants qu'ils capturent au vol.
http://www.oiseaux.net/oiseaux/capucin.donacole.html

Quelques vidéos sur l'avifaune polynésienne

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